La danse bretonne et les jeunes au Cercle Celtique de Vertou

 

La danse bretonne est une activité de loisir dynamique, qui plaît aux jeunes. Les enfants peuvent s'inscrire au Cercle Celtique de Vertou dès l'age de 5 ans.
Les jeunes y apprennent les bases des danses traditionnelles bretonnes. Ils pratiqueront la danse bretonne dans le groupe Jeunes jusqu'à 14 ans.

 

Des danses-jeux aux danses plus compliquées, la danse est abordée sous un côté plus ludique, en faisant, dès que cela est possible, une large place au chant.
Ils sont également sensibilisés au port du costume du vignoble nantais, et à la prestation scénique.

Les jeunes qui le désirent participent à un spectacle d'environ 15 minutes, composé d'un enchaînement de danses apprises durant l'année et "chorégraphiées" sur un thème choisi par les enfants.
   
Ce spectacle est présenté dans le cadre de la journée des jeunes de Kendalc'h Bro Naoned, et qui rassemble au mois de mai les groupes de Loire-Atlantique.
C'est l'occasion d'une grande journée festive, très appréciée.

Ils peuvent aussi participer ponctuellement à des prestations du groupe Spectacle Adultes, défilés et chorégraphies.

 

Horaires du groupe "Jeunes"

Tous les mercredi, de 18h30 à 19h30
(sauf pendant les vacances scolaires), sur le Plateau pédagogique de l'espace 'Cour et jardin', rue du 11 novembre, à Vertou.

 

 Comment adhérer au Cercle Celtique de Vertou

 

Un article de Patricia Gendre, de l'association CADB

Comme tous les ans depuis des tas d'années, le cours de danses bretonnes du petit bourg paisible de M-C
propose durant les vacances d'été un cours spécial pour les débutants.
Comme tous les ans depuis des tas d'années, ces cours rassemblent entre 70 et 100 personnes, essentiellement
des pratiquants réguliers venus donner un coup de main, des grands-parents mordus de fest-deiz qui amènent là
leurs petits-enfants en vacances et quelques touristes égarés en Centre-Bretagne (si, si, il y en a !).
Comme tous les ans depuis des tas d'années, le susdit petit bourg paisible accueille une colo de la ville de Ch.,
dans le Sept-Sept, colo (enfin on doit dire Centre de Loisirs avec hébergement, maintenant !) qui rassemble des
jeunes de toutes couleurs et de toutes origines.
Comme tous les ans etc... une des animations de la colo est la participation aux cours de danses bretonnes, j'y
arrive ! Les ados, encadrés par des animateurs à peine plus âgés qu'eux, font, il faut le dire, de louables efforts
pour jouer le jeu, entrent dans la ronde et s'essaient, avec plus ou moins de bonheur, à l'andro ou à la gavotte.
Certains attrapent très vite le coup (je vous passe le couplet des jeunes blacks qui ont « ça » dans le sang),
d'autres, par jeu, pour se rassurer ou pour retrouver leurs repères habituels, y apportent ce qu'ils connaissent ou
sentent mieux, influences rap, déhanchements discothèque et autres swings. Pas pire que ce que font les
touristes moyens !
Quelques-uns, ils sont rares, se lassent vite et disparaissent...
Mais, comme tous les ans depuis des tas d'années, un, deux, parfois trois d'entre eux, jamais plus mais jamais
moins non plus, accrochent vraiment, trouvent dans ces groupes disparates mêlant les générations et les origines
géographiques et sociales une place qui leur convient, se l'approprient et s'y trouvent bien. On les voit dans toutes
les rondes, ça c'est assez facile, mais aussi dans les danses de couple, scottish, polka, mazurka, avec des
copains ou copines du centre ou même avec les gens du coin.
Celui de cette année avait 12 ans peut-être, plus vraiment un enfant, pas un ado encore. Pas spécialement
mignon, pas souriant, une espèce de gravité intérieure... Surpris au début, je l'ai vu au fil des séances s'affirmer,
prendre ses repères dans les danses et revendiquer sa place à part entière, s'insérant dans les rondes avec
détermination. Au fest-noz du mois d'août, lorsqu'une sympathique grand-mère dans sa belle robe à fleurs est
venue chercher une jeune fille de la colo pour une scottish, il a protesté « Non, vous devriez prendre un
garçon ! ». La dame a répondu : « C'est vrai, mignon, tu aurais voulu venir ? » et lui : « Oui ».
Et ils sont partis ensemble, maladroits tous les deux, mais ce couple improbable m'a émue. Où, ailleurs qu'à un
fest-noz, auraient-ils pu se rencontrer, se parler, avoir un contact physique et humain de ce type ? Une mémé de
la campagne, un ptit gars des banlieues ?
Et j'en arrive à ma question, pourquoi ça marche ? Qu'est-ce que ces gamins trouvent dans la musique bretonne
(ou trad des autres régions), dans la danse ? Qu'est-ce qui, si loin du bain culturel qui les imprègne
habituellement, leur parle, et de quoi ? Qu'est-ce qui fait qu'année après année, le fait perdure ? Et que reste-t-il,
une fois rentrés chez eux, de ce contact avec la musique et la danse trad ?
Je n'ai pas la prétention d'avoir les réponses (sinon, je ne poserais pas la question, hein !). mais il me semble
qu'au-delà de la beauté de la musique, du plaisir de la danse, une dimension essentielle doit être justement ce
contact humain avec des gens simples, souvent âgés, toujours disponibles et accueillants. Et en ces temps de
replis communautaristes de tous ordres, tant que cette dimension sera présente dans la musique et la danse
bretonnes (et trad des autres régions, aussi bien !), les fachos de tous poils, ceux qui expulsent sans état d'âme
les sans-papiers ou les roms, ceux qui attisent les haines et les peurs, dressant les uns contre les autres blancs et
noirs, chrétiens et musulmans, riches et pauvres, Bretons et Français, pourront aller se rhabiller... et ça, c'est
vachement bien !